Article publié dans les 24 Heures le 1er octobre 2019 :

 

Des étudiantes en médecine et une snowboardeuse primées

L’association Clash et Anne-Flore Marxer ont été récompensées pour leur engagement en faveur des droits des femmes.

Le Centre de liaison des associations féminines vaudoises (CLAFV) a décerné son deuxième Prix Égalité, mardi soir à Lausanne. Ce dernier revient à l’association Clash, constituée d’étudiantes en médecine de l’UNIL et luttant contre le sexisme et le harcèlement en milieu hospitalier. «Un engagement courageux dans un domaine où le système hiérarchique est souvent marqué par la domination masculine», salue Léonore Porchet, députée Verte et présidente du jury. Un sondage envoyé par Clash à quelque 800 étudiants en médecine avait révélé d’importants comportements sexistes au CHUV, à la suite de quoi l’hôpital avait annoncé prendre des mesures.

«Nous sommes touchées et émues par ce Prix Égalité qui récompense notre travail et notre investissement en parallèle de nos études, réagissent les membres de l’association Clash. Nos premières actions ont permis une prise de conscience mais nous voulons aller plus loin. Il faut dénoncer mais aussi agir, c’est pourquoi nous continuons à collaborer avec le CHUV. Le but serait aussi d’étendre ça à d’autres hôpitaux et à d’autres corps de métier.» Clash empoche 4000 francs.

Huit nominées

L’association a été choisie parmi huit nominées. Certaines semblaient partir avec un handicap puisque des membres du jury y sont actives. C’est par exemple le cas de EyesUp (application contre le harcèlement de rue), présidée par Léonore Porchet. Ou encore de la Fondation Francine Delacrétaz (pour les femmes touchées par le cancer du sein) dont Doris Cohen-Dumani est membre du conseil de fondation. «La question des intérêts s’est posée mais nous avons aussi discuté de l’utilité des 4000 fr. pour le lauréat et c’est ce qui a compté. J’aurais été mal à l’aise de primer EyesUp, que je n’ai ni proposé ni présenté, mais nous n’avons pas eu à en débattre», admet Léonore Porchet. Au printemps, son association a récolté 42 000 fr. via un crowdfunding.

En parallèle, le CLAFV a distingué une «femme remarquable» en la personne d’Anne-Flore Marxer, «championne de snowboard et réalisatrice militante en faveur des droits des femmes». «Elle fait partie de ces féministes qui s’ignorent car elle a le sentiment de faire ce qu’il faut, quand il le faut, observe Léonore Porchet. Mais elle s’est investie avec cohérence, dans un milieu difficile, pour être reconnue comme une championne plutôt que comme une paire de seins avec un joli sourire.»


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C’est un réseau particulièrement doté en compétences féminines, qui permet des échanges très enrichissants ; une véritable interface de la vie civique, entre vie économique, politique et société en évolution.

Le CLAFV regroupe un très grand nombre de femmes par le canal de ses 40 membres collectifs et plus de 50 membres individuelles.

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